3 - 0 - Les Ogres de Barback
Tuning: , E A D G B E
[Verse 1]
Y'a Paris, la
capitale, qui
renifle son tr
ou de balle,
Intra-muros c'
est brillant,
dehors c'est p
our les paysan
s.
D'ailleurs s'i
l n'en restait
qu'une, ce se
rait sûr'ment
celle-là :
Qu'une aussi c
on que la lune
et prétentieu
se, comme il s
e doit.
Mais Paris, ça
reste en Fran
ce, les França
is restent des
Français,
Les chevilles
en évidence, l
e nombril insa
tisfait !
[Verse 2]
À Rennes où il
fait bon vivr
e, j'y ai vu -
pardonnez-moi
,
Des masses de
foules ivres,
des seringues
plein les bras
,
Un soir, une c
hose amusante,
sur la route,
croyez-moi :
La police qui
plaisante d'un
cadavre sur l
e toit.
Mais Rennes, ç
a reste en Fra
nce, les Franç
ais restent de
s Français,
Des reins en c
onvalescence,
des poumons da
ns le regret.
[Verse 3]
Puis y'a Borde
aux la bourgeo
ise avec son g
rand cru class
é
Que l'on dégus
te dans l'exta
se, dans les g
rands lieux ne
w-yorkais
Qui indique à
sa mémoire ce
qui est bon, c
e qui est mauv
ais :
Si pour Papon,
c'est un trou
noir, le Giro
ndin c'est un
succès.
Mais Bordeaux,
ça reste en F
rance, les Fra
nçais restent
des Français
Des trouillard
s de gauche en
transe ou des
cons de droit
e muets.
[Verse 4]
À Toulouse, la
ville rose, p
eut-être sont-
ils un peu cha
uvins ?
Quand ils jaca
ssent pas du r
ose, ils te pa
rlent des Toul
ousains,
Ils ont un pat
ois bien sûr,
qu'ils utilise
nt parfois,
Pour écrire su
r les murs d'u
ne usine : « P
lus jamais ça
».
Mais Toulouse,
ça reste en F
rance, les Fra
nçais restent
des Français,
Des canards qu
i l'été dansen
t sur des ryth
mes « afro-lai
d ».
[Verse 5]
Puis il y a Ma
rseille, celle
qui a son por
t si charmant,
Sa Méditerrané
e belle, sa sa
rdine et ses h
arengs.
Comme un tout
petit village,
un hameau ens
oleillé,
Qui n'a qu'un
désavantage :
d'être rempli
de Marseillais
!
Mais Marseille
, ça reste en
France, les Fr
ançais restent
des Français,
Des grandes gu
eules à qui l'
on pense, quan
d on veut avoi
r la paix.
[Verse 6]
Entre le Rhône
et la Saône,
il y a Lyon et
ses reflets.
En banlieue, i
l y a sa zone,
ses odeurs et
ses rejets.
Sa gastronomie
connue, qui v
eut nous faire
oublier
Pour ne pas êt
re déçus, tous
ces scandales
financiers.
Mais Lyon, ça
reste en Franc
e, les Françai
s restent des
Français.
Des bonnes bou
ffes en concur
rence, des non
-dits sur le p
alais.
[Verse 7]
Lorsque j'ai c
onnu Strasbour
g pour la tout
e première foi
s
Je pensais tro
uver l'amour d
ans les rues d
e celle-là
Mais il y eut
soudain un dou
te dans cette
ville un peu c
ruche
Où l'on me par
lait de choucr
oute, d'Europe
et de flamenk
uche
Mais Strasbour
g, ça reste en
France, les F
rançais resten
t des Français
L'égalité en «
free-lance »,
l'humanité qu
i s'essaie.
[Verse 8]
Il y a Lille d
ans le nord co
mme il y a le
nord en Lille
Des grands hom
mes gras et fo
rts ou des con
sanguins débil
es
Les grands pro
jets planétair
es qui dépense
nt sans se sou
cier
À deux pas de
la misère des
petits enfants
minés
Mais Lille, ça
reste en Fran
ce, les França
is restent des
Français
Des terrils d'
arrogance, l'i
négalité au so
mmet.
[Verse 9]
Après cet air
géographe, une
petite explic
ation
Je ne cherche
pas les baffes
, je ne cherch
e pas la basto
n
Mais lorsque j
e vois au loin
qui agitent l
eurs drapeaux
La grande race
des chauvins,
juste à côté
des fachos,
[Verse 10]
Ben, moi qui s
uis né en Fran
ce dans un ble
d incognito
Je ne comprend
s pas la démen
ce, je ne vois
pas les idéau
x
De ceux qui pe
nsent la naiss
ance, comme un
e attache, un
ghetto
Pardonnez-moi
cette offense
et traduisez e
n ces mots :
[Outro]
Issu de la pou
ssière, je m'e
n retourne à l
a poussière
Issu de la pla
nète terre, je
m'y promène s
ans frontière
!
Issu de la pou
ssière, on s'e
n retourne à l
a poussière
Issu de la pla
nète terre, on
s'y promène s
ans frontière
!